|
|
|||||
|
|
|||||
|
[i565]
|
DE LA VILLE DE PARIS.
|
537
|
|||
|
|
|||||
|
moyen de recouvrer du costé de Hollande, A'ustre-dran, Esmedan, Danwic et autres Pays Bas quelque bonne quantitté de grains, à quel pris et à quelles conditions.
Par led. advertissement envoyé d'Envers est porté que chascun las de bled vault en la ville de Lisle et autres lieulx circonvoisins trente livres de gros, qui seroit à revenir le septier de Paris à douze livres, dix solz tournois :
Que certains commissaires envoyez de la part des habitans de la ville de Rouen pour achapter bledz en Hollande et obtenir passeport de la gouvernante des Pays Bas estant à Brucelles ont esté du tout reffuzez dud. passeport; et sur ce qu'ilz ont voullu contracter pour avoyr bledz à toutes conditions, n'ont peu trouver qui ayt voullu contracter et leur promectre dc livrer bledz, sinon pour la quantitté de troys cens latz qui leur avoyent esté promis fournir et livrer en Bresme, Hambourg et Esmedan, qui sont portz maritimes en pays neutres. Toutesfoys de ceste quantitté l'on ne leur en a peu fournir que environ cent latz, ct le reste a esté arresté, et deffenses faictes d'en laisser sortir; au moyen dequoy, lesd, commissaires envoyez de Rouen ont offert toutes conditions de dangers et risques de mer, el trente six livres dc gros pour chacun latz de bled, qui seroit à revenir, à la mesure de Paris, à neuf vingt livres tournois le muyd, ct quinze livres tournois le septier, pour estre rendu au port de Grace. Et encores ont lesd, de Rouen promis donner quinze solz tournois
|
pour chascun septier, oultre le pris susd., qui seroit neuf livres tournois pour muyd.
De costé de Danwict, n'en fault point esperer devant la fin de Mars ou commancement d'Avril, pour ce que, dès le deuxiesme du passé', la mer est close et glacée; et y a eu advertissement certain que plus de cent cinquante navires sont demeurées chargées et arrestées à cause de lad. mer glacée.
Qu'il y a certains lieulx maritimes à costé dc Damwic, dont se pourroit recouvrer jusques à deux mil latz de seigle, qu'il reviendroit à troys mil muydz, mesure dc Paris, et pourroit couster, tant en achapt principal que pour fraitetavaris et Voicture, depuys Grace jusques àParis, quatre vingt seize livres tournoys le muyd, qui est à vin livres tournois le septier.
Et au cas que l'on veuille entendre à recouvrer aud. pris, fauldroit en.prandre prompte et asseurée deliberation, et faire offre dc proffict honneste à ceulx qui vouldront entreprandre d'en faire venir, avec liberté de vendre lesd, bledz lors et incontinant qu'ilz seront arrivez, et pour ce faire interdire et deffendre à toutes personnes de exposer en vente aux portz, marchez ou greniers de ceste Ville aulcuns autres grains, jusques ad ce que lesd, deux mil latz, revenans à.troys mil muydz de Paris, eussent esté venduz, sur led. pris de huict livres tournois, ct de ce qu'il sera accordé du proffict desd, entrepreneurs, et encores fauldra tenir preste une bonne somme de deniers, comme cent mil livres pour le moings, pour faire les advances de l'achapt desd, bledz.
|
||||
|
|
|||||
|
DCCXXXVI. ----- RETRANCHEMENS DE MAISONS POUR LA DECORATION ET BIEN DE LA VlLLE.
io novembre 1565. (H 1784, fol. 344 r°.)
|
|||||
|
|
|||||
|
Retranciiemens de maisons.
Est à noter que en la presente année Messieurs, les Prevost des Marchans et Eschevins de ceste ville de Paris ont pour la decoration de la Ville faict eschange avec monsr le Grand Prieur de France, lequel leur a delaissé à perpetuité troys moulins à bled assys sur la riviere de Seine entre le Port au foing et le Port aux passeurs, moyennant cent livres de rente, dont mesd: s™ Prevost et Eschevins ce sont chargez envers led. Grand Prieur, comme il est cy devant dict. Et pour ce que lesd, moulins estoient
|
fort nuysibles à la navigation, les ont incontinant faict desmolir et abbatre.
En ce mesme an ont acquis une portion de maison assise rue de Mortellerye, appartenant à monsieur l'auditeur Josselin, laquelle avoyt saillye de fondz en comble sur lad. rue, et ont faict desmolir ct alligner selon les autres lad. saillye, moyennant la somme de cinquante escus soleil.
Aud. an, sur la requeste presentée par eulx à la Court de Parlement à l'encontre de Jehan Rousseau et,consors'1', ad ce que ilz feussent tenuz de laisser partie de leur maison assize devant les Quatre Ventz,
|
||||
|
|
|||||
|
C Aux termes d'une requête de l'Echevinage, visée par un arrêt que la Chambre des vacations rendit, le 2 octobre i5G5, les Prévôt des Marchands et Échevins avaient obtenu, six mois auparavant, un arrêt contre Jean Rousseau, demeurant à l'enseigne du
v. 68
|
|||||
|
|
|||||
|
iu p n ni k m c .iatiomm..
|
|||||
|
|
|||||